Essai du data logger
Vol nominal- Lieu :Terrain d'essai — Île-de-France
- Fusée :Maquette d'essai
- Projet : ADASTRA
Premier enregistrement complet de la chaîne d'acquisition : centrale inertielle, baromètre et écriture micro-SD, du décollage à l'atterrissage.
Fichier tel qu'écrit à bord, sans retouche
Événements détectés
- Décollage 3,02 s
- Apogée 13,39 s
- Atterrissage 42,02 s
Ces trois instants sont détectés automatiquement à partir des mesures, sur la même base de temps que les graphiques : le zéro correspond au premier échantillon enregistré, pas au décollage.
Profil de vol
Six vues du même enregistrement. Les traits verticaux en pointillés repèrent le décollage, l'apogée et l'atterrissage ; survolez une courbe pour lire la valeur exacte à un instant donné.
Altitude barométrique
Altitude déduite de la pression atmosphérique, ramenée à zéro au pas de tir : la signature la plus lisible d'un vol, montée rapide puis descente régulière.
Accélération (norme)
Norme du vecteur accélération mesurée par la centrale inertielle, en g : le pic correspond à la phase propulsée, le palier à environ 1 g au repos.
Vitesse verticale
Vitesse ascensionnelle dérivée de l'altitude : positive à la montée, nulle à l'apogée, négative et à peu près constante sous parachute.
Accélérations par axe
Les trois composantes brutes en m/s², dans le repère de la carte embarquée : elles renseignent sur l'orientation de la fusée et sur les vibrations subies.
Vitesses angulaires
Norme de la rotation mesurée par le gyromètre, en degrés par seconde : elle quantifie le roulis en montée et l'agitation de la fusée sous parachute.
Pression et température
Les deux mesures brutes du baromètre, sur deux axes distincts : la pression baisse avec l'altitude, la température renseigne surtout sur l'échauffement du capteur lui-même.
Note de méthode : la vitesse verticale n'est pas intégrée depuis l'accéléromètre — cette intégration dérive très vite — mais dérivée de l'altitude barométrique après lissage. Elle est donc fiable sur les phases lentes, et légèrement amortie autour du pic de vitesse.
Synthèse de l'enregistrement
Bornes et caractéristiques du jeu de données, telles que calculées à partir du fichier CSV publié.
- Pression minimale
- 961,10 hPa
- Pression maximale
- 1 013,39 hPa
- Température minimale
- 16,5 °C
- Température maximale
- 19,7 °C
- Vitesse angulaire max.
- 56,6 °/s
- Magnétomètre
- Présent
- Échantillons
- 2 264
- Durée d'enregistrement
- 46,27 s
Ce que le vol nous a appris
Objectif de cet essai : vérifier que la chaîne d'acquisition tient une cadence stable pendant toute la durée d'un vol, et que le fichier écrit sur la carte micro-SD reste exploitable après l'impact au sol.
Ce qui a fonctionné
Aucune ligne perdue sur la totalité de l'enregistrement.
Cadence d'échantillonnage conforme à la consigne, malgré les écritures SD.
Détection du décollage et de l'apogée cohérente entre l'accéléromètre et le baromètre.
Ce que nous corrigeons
L'altitude barométrique dérive légèrement avec la température : une compensation sera ajoutée.
Le magnétomètre est perturbé à proximité immédiate du solénoïde — la carte sera éloignée sur le PCB support.
Les données brutes sont téléchargeables ci-dessous : n'hésitez pas à refaire les calculs de votre côté.
Les courbes ci-dessus sortent du fichier que vous pouvez télécharger
Le CSV publié est celui écrit par l'enregistreur embarqué : une ligne par échantillon, l'horodatage en millisecondes, les trois axes de l'accéléromètre et du gyromètre, la pression, l'altitude et la température. Le script d'analyse Python versionné avec le projet applique exactement les mêmes seuils et le même lissage que cette page : en le lançant sur ce fichier, vous devez retrouver la même apogée, les mêmes maxima et les mêmes instants de décollage et d'atterrissage. Si ce n'est pas le cas, écrivez-nous — c'est que l'un des deux se trompe.